Tensions dans le monde économique lyonnais

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La CCI de Lyon connait de nouveau une tempête provoquée par une déclaration de son président, Philippe Grillot au magazine « Acteurs de l’économie ».

Dans cet entretien, il précise son sentiment sur l’application de la réforme des chambres de commerce et d’industrie : « une réforme consulaire aussi mal préparée que mal appliquée. » Pour lui ce sont les CCI territoriales qui devraient avoir les moyens de mener leurs initiatives et non l’instance régionale. Un débat technique qui met le feu aux poudres comme en témoigne le long communiqué commun signé par les présidents départementaux du MEDEF et de la CGPME, Bernard Fontanel et François Turcas. Ils dénoncent la violence des propos de l’actuel président de la CCI de Lyon et  soutiennent avec détermination les «  actions menées par la CCIR » et « renouvellent leur confiance »à son président, Jean-Paul Mauduy, « pour mener à bien la réorganisation régionale du réseau consulaire. »

Comment comprendre un tel embrasement ? Des tensions existaient mais elles restaient feutrées.

Philippe Grillot, élu à la tête de la liste de la CGPME fin 2010 avait donné plusieurs postes de vice-présidents à la liste Medef clairement battue en signe d’apaisement. Alors que le président de la CGPME était plus réservé sur un rapprochement aussi rapide. Depuis l’entente avec le MEDEF s’est confirmée.

P. Grillot a cherché à mener son action avec la plus grande autonomie. Il risque de découvrir dans les prochains jours une fronde de certains élus consulaires qui pourraient remettre leur démission du bureau de la CCI et ainsi provoquer une nouvelle élection complète de cette instance.

Ira-t-on jusqu’à ce stade dans la crise ? Ce conflit sera-t-il compris par les chefs d’entreprise lyonnais plus soucieux d’affronter la situation économique que de vivre un nouvel épisode de la vie consulaire ? P. Grillot se garde pour l’instant de la moindre déclaration.

 

La rédaction