Rentrée hyperactive de la CGPME 69

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Il est ainsi quand la tempête gronde, lui parle haut et fort et tient la bannière d’une main ferme la bannière de la CGPME. François Turcas, inusable président de l’organisation patronale, a effectué sa rentrée « médiatique » avec un fort programme d’actions fuyant l’immobilisme qu’il reproche au gouvernement. La première orientation défendue est de « sauver les TPE-PME pour la croissance et l’emploi ». Pragmatique, le président de la CGPME du Rhône s’appuiera sur des initiatives locales sans attendre que le salut vienne d’en haut. En cela, il reste fidèle à une ligne de conduite privilégiant le terrain, l’échelle des micro-bassins économiques. D’ailleurs dans le tourbillon d’incertitudes de cette rentrée, il ne fera confiance qu’à ceux qui agissent avec lui sur le périmètre de la proximité. François Turcas ne croit plus en l’inversion de tendance et c’est cet échec gouvernemental qui le conduit à agir au plus vite. Il se montre également critique à l’égard de Pierre Gattaz dont les déclarations ou les « fuites » de projets ne contribuent pas à conduire un dialogue social efficace. En revanche, il souligne la qualité des relations avec le MEDEF Lyon Rhône, la « synergie de pensée » pour travailler au développement économique de la métropole. Il est favorable à la création d’une CCI métropolitaine que défend Emmanuel Imberton, président de la CCI de Lyon s’appuyant sur une équipe CGPME-MEDEF.
François Turcas, dans un jeu rapide de questions-réponses qu’il apprécie va comme à son habitude s’exprimer clairement. Oui, il est pour un retour aux 39 heures avec des accords par branche car il ne veut pas de négociation à l’échelon des entreprises « pas avec des délégués syndicaux territoriaux » car il voit une « négation de la liberté du chef d’entreprise. » Le conflit d’Air France l’exaspère car il craint pour l’avenir de la compagnie française et d’ajouter : « le monde change, les syndicats devraient faire de même. » Oui, il aurait voté « la confiance à Valls » pour éviter qu’il ne cède à sa gauche mais « à condition qu’il mette en pratique tout ce qu’il dit ». Pour François Turcas, le pays a besoin de réformes immédiates et il se refuse à attendre 2017. Ainsi il est favorable à un contrat CDI de 3 ans renouvelable si l’entreprise a atteint ses objectifs. Il réclame également une simplification du Code du travail.
Mais l’esprit de cette rentrée pour la CGPME est d’aider, d’épauler comme l’affirme ses dépliants « les vrais entreprises ». L’audace et la modernité qu’il ne voit pas arriver de Paris, François Turcas l’applique dans son schéma d’action local. Il veut favoriser le « crowdfunding » pour aider les Pme à trouver les fonds nécessaires à leur développement par le biais d’une plateforme de financement participatif dès 2015. Enfin, il imagine par l’intermédiaire du premier « CGPME-Camp « (en novembre prochain), un forum « révolutionnaire » pour « rendre accessible l’innovation à tous ». Il veut faire héberger par les entreprises des start-ups innovantes d’un même secteur pour des alliances stratégiques. La place du numérique est jugée déterminante pour la performance des PME.
En cette rentrée, François Turcas est sur tous les fronts en capitaine qu’il aime être…
Alors en 2015, il devrait se représenter pour un dernier mandat de trois ans à la présidence de la CGPME du Rhône.