Lyon-Turin : La Région demande le respect des engagements internationaux

Photo © La Transalpine
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   Si l’actualité du Salon de l’Agricuture et l’annonce de la réforme de la SNCF ont constitué les événements forts retenus par les médias, il est à remarquer à l’échelon régional, la prise de position de la Région écartant les conclusions du rapport Duron sur le dossier de la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Le ton employé par Laurent Wauquiez, Président d’Auvergne-Rhône-Alpes, se veut à la mesure de l’enjeu. La liaison LGV Lyon-Turin est jugée indispensable pour le développement régional et ce, d’autant plus par le désenclavement des Alpes. Il estime que ce rapport présenté par le Conseil d’orientation des infrastructures, présidé par Philippe Duron, intitulé « Mobilités du quotidien : répondre aux urgences et préparer l’avenir » incite la France à ne pas respecter les engagements internationaux pris avec l’Italie et l’Union européenne.

Sa démonstration s’appuie sur les effets des préconisations. Il propose, selon lui, « de repousser l’aménagement des voies d’accès françaises, de densifier l’axe Dijon-Modane et de temporiser l’aménagement du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise. »

Elle assurera le désenclavement des Alpes tout en répondant à l’urgence écologique liée à la pollution de l’air dans la vallée de l’Arve.

Soulignant que ce projet constitue un intérêt majeur, tant pour les deux pays directement engagés que pour l’Europe (liaison ouest-est), la Région précise pour les questions des transports, de la qualité de l’air et de la sécurité : « la réalisation des trois tronçons du Lyon-Turin répond clairement aux grands enjeux du XXIe siècle. Elle assurera le désenclavement des Alpes tout en répondant à l’urgence écologique liée à la pollution de l’air dans la vallée de l’Arve. » 

Aussi la déclaration de Laurent Wauquiez, lors de sa visite du chantier, prend une dimension politique nationale : « l’Etat ne peut revenir sur ses engagements sans perdre sa crédibilité vis-à-vis de nos amis italiens et de nos partenaires européens ». Et de rappeler les lourds investissements décidés par l’Etat italien, supérieurs à ceux assumés par le partenaire français : « la France, l’Italie et l’Union européenne auront investi 8,3 Mds€ pour un tunnel qui devrait être livré en 2029. Avec le rapport Duron, il ne serait exploité côté français qu’à partir de 2038, c’est-à-dire qu’il serait sous-exploité pendant une dizaine d’années. Ce serait un terrible gâchis. Une région comme la nôtre a le droit à des infrastructures comme le Lyon-Turin ».

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