L’entrepreneur du numéro : Jean-Luc Payno

portrait JL Payno web

Quartier d’Affaires Lyon/Rhône-Alpes : Jean-Luc Payno, vous êtes actuellement le dirigeant de la société 3D Event. Pouvez-vous revenir sur votre parcours personnel et professionnel ?

Jean-Luc Payno : Issu d’un milieu entrepreneurial, d’une formation d’ingénieur ICPI-CPE, et  d’un passage par le centre des entrepreneurs de l’EM Lyon, j’ai toujours eu le souhait de lier innovation et création d’entreprise. Après avoir travaillé dans le domaine de la sureté de fonctionnement et du nucléaire civil, j’ai créé et participé à la création de différentes entreprises dans les domaines informatiques et NTIC dont l’une des toutes premières Web Agency .

Votre société conçoit et produit des hologrammes destinés à des animations en 3 dimensions. Quelles sont les origines de la création de cette structure innovante ?

En 2003 j’ai initié un nouveau projet innovant axé sur la vision 3D sans lunettes. Le point de départ a été une rencontre avec un scientifique holographiste, Alain Conraud, créateur du plus grand hologramme du monde, et le laboratoire qu’il a construit à proximité de Lyon. Ce bâtiment atypique dispose en son sein d’un banc d’enregistrement optique de 32 tonnes. Comme vous pouvez l’imaginer cela nous confère une stabilité optimale et nous a permis de développer de nouvelles techniques de vision 3D.

Après avoir été lauréat du concours du ministère de la recherche, et obtenu le prix du produit innovant à la Moot Corp Compétition à Austin (Texas), nous avons acquis une réelle expertise et déposé 9 brevets que nous exploitons aujourd’hui.

Quelles sont les différentes applications de vos hologrammes ?

En premier lieu la communication. Nos dispositifs innovants sont utilisés sur des  salons, conventions, séminaires et lors d’animations sur lieux de vente. Ils génèrent un fort impact sur le public avec un long effet de rémanence (90% des personnes qui ont vu l’hologramme s’en souviennent un mois après).

Nous poursuivons également notre effort de R&D et envisageons à moyen terme de nouvelles technologies immersives destinées aux bureaux d’étude, dans les domaines du médical et du pilotage à distance.

Votre procédé confère une réelle originalité aux entreprises qui l’utilisent. Comment expliquez-vous qu’il ne soit pas encore un réflexe marketing plus répandu ?

Nous identifions aujourd’hui deux typologies d’entreprises, celles qui osent innover et celles qui n’osent pas prendre la décision. Pour les premières l’hologramme devient rapidement une clef de succès et elles  le reconduisent sur différents évènements  Pour les secondes, le cycle de décision est très long, elles souhaitent se démarquer  mais restent sur des solutions « classiques » moins engageantes ! Face à ce constat, nous avons packagé des offres pour rendre accessible tant sur le plan technique que financier nos dispositifs 3D. 

Un dernier mot ?

Osez !

Propos recueillis par la rédaction