Le mouvement des « sacrifiés » ne veut plus se sacrifier

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   Mise en ligne par l’UPA le 13 novembre dernier, la pétition sur sauvons laproximite.com a déjà recueilli plus de 500 000 signatures d’artisans, de commerçants, de travailleurs indépendants, mais aussi de simples citoyens et d’élus.
L’UPA, qui représente 1 300 000 chefs d’entreprise, accuse le gouvernement de sacrifier ces professionnels sur l’autel des impôts et des taxes. Le pouvoir a beau jeu, disent-ils, de faire un calcul fort peu à son honneur, celui de la dispersion et de la diversité des métiers concernés.

Le succès de la mobilisation a surpris les responsables. Le président de l’UPA, Jean-Pierre Crouzet, a pu ainsi rencontrer Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme et Bernard Cazeneuve, ministre du budget, puis le Premier ministre. Quelques mesures favorables aux entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité ont été prises. Mais au-delà des promesses, les deux principales revendications immédiates des chefs d’entreprise de proximité sont restées lettre morte. Ces mesures d’urgence, baisse des charges par l’élargissement du Crédit d’impôt compétitivité emploi aux travailleurs indépendants et le rétablissement des mesures de soutien aux employeurs d’apprentis supprimées en 2013, sont pourtant les bouées de sauvetage minimales nécessaires au maintien en activité de nombre d’entreprises et à l’emploi.

Aussi, le Comité Directeur de l’UPA a donc décidé de poursuivre la campagne de protestation par la voix de son président, Jean-Pierre Crouzet : « Un véritable harcèlement fiscal et social est en train de tuer l’économie de proximité. J’appelle tout le monde à poursuivre la mobilisation afin que le gouvernement prenne enfin les mesures qui permettront à nouveau à nos entreprises de créer de l’emploi, de la cohésion sociale et de relancer la croissance. »

La prochaine action rassemblera les présidents des UPA territoriales et les responsables des organisations membres de l’UPA le 19 décembre à Paris pour porter au Président de la République les 600 000 premières pétitions signées.

La rédaction