Le carton jaune des chefs d’entreprise au gouvernement

142
  Deux mille chefs d’entreprise rhônalpins, répondant à l’appel de la CGPME et du Medef, ont manifesté leur unité d’action dans la dénonciation des mesures prises par le gouvernement Ayrault. Tel est l’enseignement de cette journée, placée volontairement par les deux organisations sous les feux de la presse nationale, présente à la Cité Internationale de Lyon, ce mardi  8 octobre à Lyon.

Deux messages ont été envoyés avant même la réunion. Au plan national, les deux présidents, Pierre Gattaz nouvellement arrivé à la tête du Medef et l’expérimenté Jean-François Roubaud de la CGPME, ont témoigné de leur volonté d’agir ensemble. Au plan lyonnais, le message prend une autre dimension car les deux présidents, Bernard Fontanel et François Turcas avaient été les protagonistes d’un bras de fer opposant leurs organisations patronales pour la présidence de la CCI. Le premier s’inclinant devant la dynamique créée par la CGPME. Là aussi le message est clair : unité pour la défense de l’entreprise.

Le carton jaune a été brandi pour dénoncer l’absence de cohérence manifestée par le gouvernement dans la conduite de la politique économique. « L’imprévisibilité réglementaire, fiscale et sociale » est martelée pour témoigner du sentiment d’une fiscalité perçue comme injuste (voir le dernier sondage Ipsos). Cette pression fiscale sans cesse croissante mobilise les « patrons militants » comme le clament les deux syndicats patronaux.

Ce militantisme se traduira par des actions plus fortes si rien ne suit car jusqu’ici les deux organisations étaient des acteurs de la politique de concertation, laissant aux organisations sectorielles celui des initiatives de terrain. Un message que les Pouvoirs publics ne peuvent ne pas avoir perçu.

 

La rédaction