Gérard Collomb veut accroître « l’effet de levier des politiques publiques »

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Dans un contexte de rigueur financière avec une baisse de la dotation financière de l’Etat, le nouveau président de la métropole lyonnaise devra faire preuve d’imagination et de persuasion pour maintenir l’effort d’investissement.

Lors de la soirée de Dialogue et Démocratie Française, Gérard Collomb a dévoilé le cap à tenir pour assurer un lancement de la nouvelle métropole. Le chemin est difficile car l’enveloppe de l’Etat va diminuer de 160 millions d’euros sur les trois prochains exercices. Faire mieux avec moins ! Tel est le pari relevé par le président en utilisant les synergies d’action entre le public et le privé. Sa formule est simple : « un euro d’argent public, chez nous, génère cinq à six euros d’argent privé. » C’est de cette manière que Lyon et le Grand Lyon ont mené leur développement au cours de deux précédents mandats de Gérard Collomb. Il ne change pas de méthode. Elle lui a permis de poursuivre le développement urbanistique de l’agglomération et conforter l’attractivité du territoire avec pour preuve les derniers chiffres de l’Aderly (80 installations d’entreprises en 2014).

Cette attractivité demande d’aménager l’espace urbain, de développer le réseau des transports. Cette stratégie sera confortée. Cependant il lui faudra aussi procéder à des économies. Le maître mot est celui de la mutualisation des moyens et de la rationalisation des actions à l’échelle des villes membres de la métropole. Cela demandera une concertation directe des élus d’où l’idée d’associer les 59 maires des communes dans une assemblée informelle pour définir le pacte de cohérence. Enfin, une seule hausse des impôts locaux est prévue en début de mandat. Gérard Collomb poursuivra également l’installation du Pôle métropolitain regroupant les agglomérations de Lyon, Saint-Etienne, Vienne et Bourgoin-Jallieu.

Légende photo : Gérard Collomb et Marc Fraysse lors de la soirée Dialogue et Démocratie Française