A45 : le désaccord entre Lyonnais et Stéphanois

View on asphalt road with lots of cars

   Alors qu’Elisabeth Borne, Ministre des Transports, déclare vouloir reprendre la politique d’infrastructures mise en suspend cet été, les déclarations des élus régionaux expriment de profondes divergences.

Le Département de la Loire et le maire de Saint-Etienne (LR) avaient protesté d’une éventuelle mise en sommeil du projet de la nouvelle autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne. Gaëlle Perdriau avait même lancé une pétition et demandé à ses administrés stéphanois d’appuyer ainsi sa demande de maintien du projet.

Il ne faut pas minorer pour autant les opposants à ce projet, notamment dans le secteur des Monts du Lyonnais, lieu de passage de la future autoroute.

Ce projet est soutenu par le Président de Région Laurent Wauquiez, qui a prévu une enveloppe budgétaire, et par un collectif du monde économique où l’on retrouve les organisations patronales et les organismes consulaires. Il ne faut pas minorer pour autant les opposants à ce projet, notamment dans le secteur des Monts du Lyonnais, lieu de passage de la future autoroute.

C’est ce qui explique sans doute la position de refus de Christophe Guilloteau (LR), Président du Département du Rhône qui n’accepte pas la disparition de 500 hectares de terres agricoles et de 76 entreprises agro-alimentaires. Et de rappeler que l’essentiel du tracé se trouve sur son département.

David Kimelfeld, Président LREM de la Métropole de Lyon a rappelé à Elisabeth Borne la position lyonnaise qui comprend la nécessité d’une nouvelle liaison tout «en précisant qu’elle n’y était pas opposée sur le principe mais qu’elle émettait les plus grandes réserves sur les conditions de son arrivée dans l’agglomération lyonnaise, sur une A450 déjà complètement saturée aux heures de pointe. »

Difficile d’y voir une adhésion à l’actuel projet car les élus Lyonnais auront à gérer une double problématique le « nœud gordien » routier de Brignais, lieu d’arrivée de la futureA45, déjà saturée et l’implication de cette arrivée dans un schéma tout aussi complexe du « possible » contournement ouest de Lyon. La future A45 ravive donc des clivages qui, vus de Paris, sont autant de freins.

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